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Débuter le lancer-ramener au leurre du bord

· 4 min de lecture · 835 mots

Le lancer-ramener est la pêche du bord la plus mobile : pas d’appâts à ramasser, pas de trépied, un sac et une canne, et l’on marche d’une pointe à l’autre en lançant. C’est aussi la plus exigeante sur l’heure et sur le poste — un leurre ne sent pas, il se voit, et il faut un poisson qui chasse pour qu’il soit pris. Ce guide dit par où commencer.

Le matériel qui suffit

Une canne de 2,40 à 2,70 m pour des leurres de 10 à 40 g, en deux brins, assez rapide pour animer et assez souple pour ne pas décrocher un bar qui secoue la tête. Un moulinet de taille 3000 à 4000, rincé après chaque sortie. Une tresse de 12 à 15 centièmes, qui lance loin et transmet tout, et le bas de ligne que le guide des montages décrit — un à deux mètres de fluorocarbone de 30 à 40 centièmes, indispensable sur la roche.

Ligne de lancer-ramener, dessinée à l'horizontale : tresse fine, nœud de raccord conique, bas de ligne en fluorocarbone, agrafe, puis une tête plombée portant un leurre souple à queue en palette123456
  1. 1Tresse — 12 à 15 centièmes : elle lance loin et transmet la moindre touche.
  2. 2Nœud de raccord — FG ou Albright, conique pour passer dans les anneaux.
  3. 3Fluorocarbone — 30 à 40 centièmes, un à deux mètres : invisible, et il résiste à la roche.
  4. 4Agrafe — pour changer de leurre sans refaire le nœud.
  5. 5Tête plombée — 7 à 14 g, avec l’hameçon qui ressort sur le dos.
  6. 6Leurre souple — 10 à 12 cm, queue en palette : il nage bas et lentement, là où le bar chasse.
La ligne de lancer-ramener : tresse pour la distance et la sensibilité, fluorocarbone pour la discrétion et la roche, et un leurre souple qui nage bas.

Trois leurres pour commencer, pas trente :

  • Un leurre souple de 10 à 12 cm, forme de poisson ou d’anguille, sur tête plombée de 7 à 14 g. C’est le leurre qui pêche le plus souvent du bord, parce qu’il nage bas et lentement, là où le bar chasse.
  • Un poisson nageur de 10 à 13 cm qui nage à un mètre sous la surface, pour l’aube et le crépuscule sur les dalles et les pointes.
  • Un leurre de surface — un stickbait ou un popper — pour les chasses en été, quand le bar frappe en surface sur les bancs de lançons ou d’anchois. C’est le plus spectaculaire, et le moins régulier.

Une pince, une frontale, un sac à dos étanche, des chaussures qui tiennent sur l’algue. Un gilet sur la roche.

Les animations qui pêchent

L’erreur du débutant est de ramener trop vite et trop régulièrement. Un leurre qui file en ligne droite à vitesse constante ressemble à un leurre. Un poisson blessé nage par à-coups, tombe, repart.

  • Le souple en linéaire lent, canne basse, avec de temps en temps une pause d’une seconde qui le laisse couler. La plupart des touches viennent sur la pause ou juste après.
  • Le souple en dandine sur la roche : on laisse couler jusqu’au fond, on relève d’un coup de scion, on laisse retomber. Le leurre monte et redescend le long du tombant.
  • Le poisson nageur en tirées — twitching : deux ou trois coups de scion secs, une pause, on reprend. Le leurre zigzague et s’arrête ; le bar frappe à l’arrêt.
  • **La surface en walking the dog** : petits coups de scion réguliers, canne basse, qui font zigzaguer le stickbait en surface. C’est une pêche d'été, de chasse visible, et de nerfs — on ferre quand on sent le poids, pas quand on voit l’attaque.

Changez d’animation avant de changer de leurre, et changez de leurre avant de changer de poste. Un poste qui a du poisson finit par le montrer.

Les heures et les postes

Le leurre est une pêche à vue pour le poisson : il lui faut une lumière basse ou une eau troublée pour que l’avantage soit au chasseur. L’aube et le crépuscule sont les deux fenêtres, sans discussion ; la nuit fonctionne au souple, lentement, sur le sable. Le plein jour demande une compensation — du ressac, un ciel couvert, une eau chargée par un coup de vent.

Les postes sont ceux où l’eau bouge : les pointes qui coupent le courant de marée, les passes de baïne à la descendante, les embouchures et les graus, les digues de port au petit matin. Sur une plage de sable, on lance dans la fosse derrière la première barre, court, pas au large — le guide sur la lecture d’une plage dit pourquoi.

La marée compte autant qu’ailleurs : la montante sur les pointes et les dalles, la descendante aux passes. Le score de ce site croise tout cela par créneau de deux heures ; au leurre, c’est la lumière qu’il faut regarder en premier dans le détail du calcul.

La marche, et la mer

Le lancer-ramener se pratique en marchant : dix lancers ici, dix lancers vingt mètres plus loin, une pointe, puis la suivante. C’est ce qui fait sa force — on couvre du terrain — et son risque : on marche sur des dalles mouillées, le dos à la mer, l’attention sur le leurre. Sur la roche, pêchez face au large, sur un poste que vous pourriez quitter en courant, et au-delà de 1,5 m de houle restez sur le sable. Les bars des pointes seront encore là demain.

En résumé

Une canne 10–40 g, une tresse fine, un bas de ligne en fluorocarbone, un souple, un poisson nageur, un leurre de surface. Ramenez lentement, avec des pauses ; pêchez l’aube et le crépuscule sur les pointes, les passes et les embouchures ; lancez court sur le sable. Et sur la roche, la mer avant le poisson — toujours.

Les scores affichés sur Luna Marea traduisent ce qui est décrit ici en une note par créneau de deux heures. Voir les 42 spots suivis.

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